Un parcours tout en reliefs




























En jaune et bleu, le tracé du canal





























Cliquez sur les zones sensibles de la carte pour vous rendre à un endroit précis du parcours


























































L'écluse qui régule la jonction entre les eaux de la Meuse et celle du canal date de 1847. Sans doute diffère-t-elle très peu de celle qui avait été conçue dans les années 1830. Elle livre encore occasionnellement passage à de longues (mais étroites) péniches.

C'est à Liège, juste en face de l'ancienne abbaye du Val Benoît, que débute le Canal de Meuse & Moselle (rebaptisé "Canal de l'Ourthe" en 1847). Au-delà de la petite écluse, un premier bief de deux kilomètres s'étire, quasi en ligne droite, jusqu'à Chénée. C'est là que le canal rejoint l'Ourthe, un peu en amont du confluent avec la Vesdre. Ce bras d'eau permettait d'éviter les nombreuses petites îles que la rivière formait à l'époque avant de rejoindre la Meuse.


































La basse Ourthe n'était navigable qu'en période de crue. Son cours devait donc être régularisé pour permettre la circulation des bateaux en toutes saisons. Des travaux importants de resserrement des berges, d'implantation d'écluses et d'égalisation des fonds figuraient au programme de la Société du Luxembourg. Sans oublier l'aménagement de chemins de hâlage et des nouveaux ponts...

Entre Hony et Esneux, Rémi De Puydt prévoyait le creusement d'un raccourci, en partie souterrain, qui devait faire gagner plus de quatre kilomètres sur le parcours naturel de l'Ourthe.



























A Poulseur, comme en plusieurs autres endroits sur le cours de la rivière, subsistent les traces du "Canal de l'Ourthe", aménagé dans les années 1850 sur le tracé du Canal de Meuse & Moselle. (ill.18)




















































Durant un peu moins d'un siècle, les riverains ont pu voir des hâleurs à l'oeuvre sur l'Ourthe canalisée, tout au moins jusqu'à Barvaux... L'implantation de la ligne de chemin de fer de la vallée sonnera le glas de cette activité. (ill.3)
Les matières premières nécessaires à l'aménagement des rives, barrages et autres ouvrages d'art (pierres de taille, sable, chaux, bois de charpente,...) étaient acheminées par bateau.




















































Comblain, Hamoir, Barvaux, Durbuy... L'Ourthe est de moins en moins profonde, son lit parsemé de gros blocs de rocher. Les rives, régulièrement inondées, se prêtent mal à l'aménagement de chemins. Pourtant, de méandre en méandre, le futur canal s'enfonce davantage dans le massif ardennais.











Seuls des bateaux à fond très plat pouvaient encore remonter le cours de l'Ourthe à la hauteur de Durbuy, photographiée ici au début du 20e siècle. (ill.17)





















































Comme entre Barvaux et Hotton, les plans de Rémi De Puydt prévoient de couper la grande boucle que décrit l'Ourthe avant d'arriver à La Roche. En ville, par contre, l'étirement de la rivière permet d'aménager davantage de quais de chargement: la bourgade reste le noeud d'échanges commerciaux qu'elle était à l'époque médiévale. (ill.15)










































































Après La Roche, l'Ourthe se transforme en torrent de fond de vallée. De nombreux rochers se dressent le long de son cours, rendant l'aménagement d'un chemin de hâlage extrêmement difficile. La forêt, tout à fait sauvage - encore à l'heure actuelle -, évoque l'Arduena profonde dans laquelle chassaient les Trévires, juste avant l'arrivée de Jules César et de ses légions...



















Au lieu-dit "le Hérou" (Nadrin), l'Ourthe serpente tant, dans l'épaisseur de la forêt, qu'on peut l'apercevoir cinq fois dans le paysage.











































Les profonds lacets de l'Ourthe entre La Roche et Houffalize, juste en aval de l'actuel barrage de Nisramont, tels qu'ils apparaissent sur cette carte des Pays-Bas autrichiens dressée en 1777 par le comte de Ferraris. (ill.22)
































































Après avoir traversé la forêt de la Cédrogne, l'Ourthe dite 'orientale' arrive à Houffalize, qu'elle enserre d'un large méandre. L'ancienne ville fortifiée est réputée pour ses foires commerciales où l'on peut acquérir bétail, vins, poissons et autres aliments, fer ou vêtements. (ill. 17)



































Quelques miles en amont de là, le futur canal abandonne le lit de l'Ourthe pour remonter le ruisseau 'de Tavigny' en direction du Sud. De nombreuses écluses seront nécessaires pour permettre à des bateaux de flotter sur ce minuscule cours d'eau.
C'est à Tavigny que s'installent les responsables des travaux du canal. Son château médiéval devient pour quelques années le centre nerveux du projet. (ill. 12)

































Buret est le nom du village où jaillit la source de la rivière. C'est ici que commence le souterrain qui doit mener de l'autre côté de la crête ardennaise.

























Le ruisseau à canaliser à la hauteur de la ferme de Bernistap. Le long ruban d'arbres qui s'étire vers l'Est correspond à la tranchée du canal.



































Le sol est en effet entaillé à cet endroit sur plus d'un kilomètre de long et 13 mètres de profondeur, jusqu'à l'entrée du souterrain proprement dit. Cette vallée artificielle, excavée à bras d'hommes en 1829, sera un des premiers biefs navigables du canal de Meuse & Moselle.





Le tunnel, dont voici l'ouverture, devait s'étendre plus de 2.528 mètres sous la roche avant de rejoindre le ruisseau de 'Hachiville' et la vallée de la Woltz, côté Luxembourgeois. Si la largeur du conduit est assez étroite (2,60 m), sa hauteur dépassait les quatre mètres (dont deux sous eau). Plus de 1.130 mètres seront creusés avant l'arrêt des travaux en 1831.










Une fois passée la 'ligne de partage des eaux' à Hoffelt, le canal emprunte à nouveau une série de ruisseaux de petite importance avant de rejoindre un cours d'eau réellement navigable. Cette carte militaire de la fin du 18e siècle évoque de façon imagée le parcours de la Woltz et de la Clerve, jusqu'à Clervaux (ill. 22).

Comme du côté mosan, la dénivellation importante impose la construction de berges et de nombreuses écluses pour élever le niveau d'eau. Une entreprise vraiment audacieuse dans un tel décor...

A Clervaux, que Rémi De Puydt prévoit de contourner par l'Ouest pour éviter de traverser la ville, il est également question d'aménager un nouveau pont.



































La Clerve un peu en aval de Clervaux.



















La vallée de la Sûre,
au -delà de Kautenbach, où les promoteurs du canal souhaitent percer un souterrain d'une quarantaine de mètres.






Au-delà de Diekirch, autre fière cité médiévale, la Sûre s'élargit, rendant la navigation plus aisée. Encore quelques miles et le canal rejoindra la Moselle à Wasserbilig. Le Rhin et son activité industrielle ne sont plus qu'à quelques jours de bateau...






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